Félix Labisse

Félix Labisse

Je viens de retrouver un petit conte que j’ai écrit lorsque j’étais enfant (sans doute entre 11 et 13 ans), s’inspirant d’un tableau de Félix Labisse. J’avais trouvé la reproduction de ce tableau qui me fascinait complètement dans l’encyclopédie en fascicules Alpha, que mon père m’autorisait à découper pour mes travaux scolaires.

 

La fenêtre mystérieuse

Dans un grand château d’Écosse vivait Élisabeth, une petite fille très rêveuse. L’automne, elle aimait passer ses après-midis à regarder le paysage du domaine de son père à travers les grandes fenêtres de la bibliothèque, recouvertes d’épais rideaux de velours bleu. Elle s’ennuyait beaucoup parfois, car son père lui avait interdit de sortir du château depuis des semaines, à cause d’une bête féroce et affamée, un loup sans doute, qui rôdait dans les parages.

Un jour qu’elle était comme d’habitude installée devant la fenêtre, Élisabeth vit soudain une étrange et très belle dame sortir de derrière les rideaux !

-«Qui êtes-vous ? » demanda Élisabeth fascinée.

-«Je suis le fantôme du château» dit la dame. «Un jour que j’étais poursuivie par un loup, j’ai sauté dans cette fenêtre pour me réfugier dans la bibliothèque, mais le verre cassé me blessa mortellement. Le loup me suivi et se tua lui aussi. Depuis, nous hantons le château et le domaine, à l’automne, à chaque cent ans.»

-«C’est terrible ! » dit Élisabeth, qui avait tout à coup froid dans le dos.

-«Oui mais nous ne voulons faire de mal à personne, nous cherchons simplement quelqu’un pour nous délivrer de notre état de fantôme. Toi, Élisabeth, voudrais-tu nous aider ?»

Courageuse Élisabeth répondit «oui !»

-«Alors va décrocher mon petit portrait dans le hall, celui près de l’escalier, et jette-le par cette fenêtre en brisant la vitre, c’est le seul moyen de nous délivrer à jamais de ce mauvais sort.»

Élisabeth, qui eut peur d’être grondée par son père si elle brisait une fenêtre, finit par quand même se décider et exécuta l’ordre de la dame. Comme par magie, le verre cassé de la fenêtre se recolla aussitôt et le portrait de la dame disparu en touchant le sol. Le château ne fut plus jamais hanté, mais seule Élisabeth savait pourquoi !

Louise Sanfaçon

2 réflexions sur “Félix Labisse

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