Carol Hoorn Fraser (2)

Carol Hoorn Fraser, «Sanctuary» 1975

B.C., un lecteur de mon blogue, vient de me faire un cadeau extraordinaire aujourd’hui. Voyant que j’adorais le travail de l’artiste de Nouvelle-Écosse Carol Hoorn Fraser, que j’ai découvert avec la plus totale fascination au Musée national des beaux-arts du Québec au début des années 70 (je n’étais alors qu’une enfant), il a eu l’extrême gentillesse de m’envoyer une photographie de l’oeuvre qu’il possède de cette artiste, avec quelques gros plans sur certains détails.

C’est avec une profonde émotion que j’ai découvert ce magnifique tableau de l’artiste. Je ne saurais vous dire combien je suis émue de découvrir cette oeuvre, qui a été créée par Hoorn Fraser spécialement pour le mariage de B.C. en 1975. Je remercie sincèrement B.C. et sa famille de me permettre de partager ce trésor avec vous dans «Mon Musée imaginaire». C’est vraiment très émouvant pour moi !

B.C., a reader of my blog, just gave me an amazing gift today. Seeing that I loved the work of Nova Scotia artist Carol Hoorn Fraser, whom I discovered with the utmost fascination at the National Museum of Fine Arts in Quebec in the early 1970s (I was a child then), he had the extreme kindness to send me a photograph of a painting that he possesses by this artist, with some close-ups on certain details.

It was with deep emotion that I discovered this magnificent painting by Hoorn Fraser. I can not tell you how excited I am to discover this artwork, which was created by Hoorn Fraser specifically for the wedding of B.C. in 1975. I sincerely thank B.C. and his family for allowing me to share this treasure with you in « My Imaginary Museum ». It’s really very moving for me!

Carol Hoorn Fraser, «Sanctuary» (détail) 1975

Carol Hoorn Fraser, «Sanctuary» (détail) 1975

 

 

Mise à jour / Update 19-03-17

Une quarantaine de nouvelles œuvres dans les sections thèmes «Ombre», «Couleurs», «Paysage», «Âme», «Enfance»,«Nostalgia»… / Around 40 new artworks on my pages «Shadow», «Colors», «Landscape», «Soul», «Childhood», «Nostalgia» …

© Sue Williams / © Jen Mann / © Marigold Santos

Véronique La Perrière M. «Les soirées fantastiques»

© Véronique La Perrière M.

© Véronique La Perrière M.

© Véronique La Perrière M.

© Véronique La Perrière M.

© Véronique La Perrière M.

© Véronique La Perrière M.

 

Véronique La Perrière M. vit et travaille à Montréal. Elle est détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et poursuit des études de doctorat à l’Université Concordia. Son travail artistique a été présenté dans différents lieux au Québec et à l’étranger (aux États-Unis, en Australie, au Luxembourg et en Finlande).

Veronique La Perriere M. lives and works in Montreal. She holds an MA in Visual and Media Arts at the University of Quebec in Montreal and is pursuing doctoral studies at Concordia University. Her artworks has been featured in various locations in Quebec and abroad (U.S., Australia, Luxembourg and Finland).

Alexander McKenzie

© Alexander McKenzie

© Alexander McKenzie

© Alexander McKenzie

© Alexander McKenzie

© Alexander McKenzie

© Alexander McKenzie

 

Alexander McKenzie est né en 1971 à Sydney, en Australie. Fils d’immigrants écossais, il a étudié à l’Académie des Arts où il a remporté la bourse d’étude Brett Whiteley et le Brereton Memorial Prize de la galerie d’art de NSW.

Alexander McKenzie est reconnu pour ses paysages lumineux, qui évoquent des thèmes du symbolisme occidental de même que les techniques des maîtres hollandais du 15e siècle. De plus, les peintures d’Alexander McKenzie proposent un fort contenu narratif tout en conservant une préoccupation pour les effets de lumière et l’atmosphère.

Alexander McKenzie was born in 1971 in Sydney, Australia, the son of Scottish migrants. He studied at the Academy of Art, where he won the Brett Whiteley Scholarship at the school and the Brereton Memorial Prize for draughtsmanship from the Art Gallery of NSW.

Alexander McKenzie is known for his evocative luminous landscape paintings which recall both the themes of Western symbolism and the techniques of the 15th Century Dutch Old Masters. Increasingly Alexander McKenzie’s paintings evoke a strong narrative content whilst retaining his preoccupation with the effects of light and atmosphere.

Joyeux Temps des Fêtes à tous mes lecteurs / Happy Holidays to all my readers

© Bence Hajdu, d'après / from Vermeer

© Bence Hajdu, d’après / from Vermeer

Mes obligations professionnelles m’ont tenue loin de mon blogue ces derniers temps, mais je vais y revenir bientôt ! Un joyeux Temps des Fêtes à vous tous. / My professional obligations have kept me away from my blog lately, but I will come back soon! A Merry Christmas to all of you.

Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

© Lyne Lafontaine

 

Vignette Lyne Lafontaine

Née à Québec en 1959, Lyne Lafontaine consacre sa vie à la peinture depuis 1992. Entre la réalité et l’imaginaire, elle explore un monde où les figures humaines sont au cœur de ses œuvres. Son univers s’articule autour du symbolisme et de la fantaisie.

Born in Quebec in 1959, Lyne Lafontaine devoted her life to painting since 1992. Between reality and fantasy, she explores a world in which human figures are at the heart of her work. Her world revolves around symbolism and fantasy.

Alfred Pellan – Jardins / Gardens

Alfred Pellan – Jardin bleu / Blue garden

Alfred Pellan - Jardin vert / Green garden

Alfred Pellan – Jardin vert / Green garden

 

Alfred PellanAlfred Pellan (né Alfred Pelland, à Québec, le 16 mai 1906 – mort à Montréal, le 31 octobre 1988) est un peintre, un muraliste, un illustrateur et un costumier québécois, domicilié à Auteuil (Laval) pendant près de quarante ans. Il est le premier peintre québécois à s’être illustré sur la scène française (plus précisément en 1935). Vingt ans plus tard, à la suite d’une exposition à Paris, son œuvre est reconnue au Québec et au Canada.

Ne croyant pas aux écoles d’art, il est cosignataire, au début de 1948, de « Prisme d’Yeux », un manifeste rédigé par Jacques de Tonnancour prônant la liberté d’expression dans l’art, un regroupement qui réclame un art libre de toute idéologie. Plus tard, cette même année, un autre groupe se forme, plus radical, qui signe le manifeste « Refus global » alors proposé par Borduas, reléguant dans l’ombre le premier manifeste, comme si les deux manifestes étaient totalement opposés et incompatibles l’un avec l’autre.

Alfred Pellan (born Alfred Pelland, Quebec, May 16, 1906 – died in Montreal on October 31, 1988) is a painter, muralist, illustrator and costume designer. He lived in Auteuil (Laval, Quebec) for almost forty years. He was the first Quebec artist to have been recognized in France (specifically in 1935). Twenty years later, following an exhibition in Paris, his work is recognized in Quebec and in Canada.

Not believing in art school, he co-signed in early 1948 « Prisme d’Yeux« , a manifesto written by Jacques de Tonnancour advocating freedom of expression in art, a group that claims an art free of any ideology. Later that year, another group is formed, more radical, who signs the manifesto «  Refus global  » then proposed by Borduas, overshadowing the first manifesto, as if the two manifestos were totally opposed and incompatible to each other.

Hieronymus Bosch – Le Jardin des délices / The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch (panneaux extérieurs du Jardin des délices) / Outside pannels of The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch (panneaux extérieurs du Jardin des délices) / Outside pannels of The Garden of Earthly Delights

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Hieronymus Bosch – LE Jardin des délices / The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch - Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch – Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch - Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch – Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch - Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch – Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch - Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch – Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch - Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch – Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch - Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch – Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch - Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

Hieronymus Bosch – Détail Le Jardin des délices / Detail The Garden of Earthly Delights

 

Jheronimus_Bosch_(cropped)Hieronymus Bosch (c 1450-1516) était un peintre Néerlandais. Son travail est réputé pour son imagerie fantastique, ses paysages détaillés et ses illustrations de concepts et de récits religieux. De son vivant, ses œuvres ont circulé dans les Pays-Bas, l’Autriche et l’Espagne, et furent largement copié, en particulier ses représentations macabres et cauchemardesques de l’Enfer. On sait peu de la vie de Bosch, bien qu’il existe quelques faits connus. Il a passé la plus grande partie de sa vie dans la ville d’Hertogenbosch, où il est né dans la maison de son grand-père. Les racines de ses ancêtres sont à Aachen, dans l’actuelle Allemagne. Son style pessimiste et fantastique a eu une grande influence sur l’art de l’Europe du Nord au 16e siècle ; Pieter Bruegel l’Ancien qui fût d’ailleurs son disciple le plus connu. Il est considéré comme un peintre extrêmement individualiste avec une profonde perspicacité au regard des désirs de l’Homme et ses peurs les plus profondes mais, d’un point de vue moderne, ses peintures demeurent très ardues à interpréter. Les attributions sont particulièrement difficiles ; aujourd’hui, environ 25 peintures et 8 dessins seulement sont attribués de sa main de façon définitive. Environ une autre demi-douzaine de tableaux est attribuée à son atelier. Ses œuvres les plus célèbres se composent de quelques retables, dont le plus remarquable est Le jardin des délices.

 

Hieronymus Bosch (c 1450 – 1516) was an Early Netherlandish painter. His work is known for its fantastic imagery, detailed landscapes, and illustrations of religious concepts and narratives. Within his lifetime his work was collected in the Netherlands, Austria, and Spain, and widely copied, especially his macabre and nightmarish depictions of hell. Little is known of Bosch’s life, though there are some records. He spent most of it in the town of Hertogenbosch, where he was born in his grandfather’s house. The roots of his forefathers are in Aachen, in present-day Germany. His pessimistic and fantastical style cast a wide influence on northern art of the 16th century, with Pieter Bruegel the Elder being his best known follower. His paintings have been difficult to translate from a modern point of view. He is seen as a hugely individualistic painter with deep insight into man’s desires and deepest fears. Attribution has been especially difficult; today only about 25 paintings are confidently given to his hand along with 8 drawings. Approximately another half dozen paintings are confidently attributed to his workshop. His most acclaimed works consist of a few triptych altarpieces, the most outstanding of which is The Garden of Earthly Delights.

Portraits d’artistes / Artists Portraits – Joëlle Miquel (Reinette)

A quinze ans, Joëlle Miquel a partagé des anecdotes de sa vie avec le cinéaste Eric Rohmer, qui en a fait un film en 1987, «Quatre aventures de Reinette et Mirabelle», lui confiant l’un des rôles principaux et y intégrant ses tableaux surréalistes.

A quinze ans, Joëlle Miquel a partagé des anecdotes de sa vie avec le cinéaste Eric Rohmer, qui en a fait un petit bijou de film en 1987 «Quatre aventures de Reinette et Mirabelle». Il lui confia l’un des deux rôles principaux et y intégra ses tableaux surréalistes. (Joëlle Miquel «Reinette» et Jessica Forde «Mirabelle»).

Joëlle Miquel «Reinette»

Joëlle Miquel «Reinette».

Joëlle Miquel «Reinette» et Fabrice Luchini «le galeriste»

Joëlle Miquel «Reinette» et Fabrice Luchini «le galeriste».

Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju (detail)

© Lee Jin Ju (detail)

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju (detail)

© Lee Jin Ju (detail)

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju (detail)

© Lee Jin Ju (detail)

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Lee Jin Ju exposition / exhibition

© Lee Jin Ju

© Lee Jin Ju

 

Lee Jinju portraitL’artiste sud-coréenne Lee Jinju utilise la méthode traditionnelle de la peinture coréenne pour créer des scènes isolées, qui combinent des images apparemment disparates, dont beaucoup d’entre elles sont récurrentes dans ses différentes œuvres. Son travail est une exploration de la perception humaine, représentant la nature mystérieuse de la réalité où le conscient et l’inconscient vont de concert pour créer nos paysages visuels, et où le barrage quotidien des images et des événements – allant de l’extraordinaire au banal – sont soumis aux impacts des souvenirs personnels, rêves et pensées.

South Korean artist Lee Jinju utilises the traditional method of Korean painting to create isolated scenes that combine seemingly disparate images, many of them recurring throughout her various works. Her work is an exploration of human perception, depicting the mysterious nature of reality where the conscious and unconscious flow together to create our visual landscapes, where the daily barrage of images and events ranging from the extraordinary to the banal are subject to the impacts of personal memories, dreams, and thoughts.

Dorothea Tanning

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

Dorothea Tanning

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

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© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

© Dorothea Tanning / http://dorotheatanning.org

 

Portrait Dorothea Tanning By Alexander LiebermanDorothea Tanning, peintre, muse, forma avec Max Ernst «le couple le plus extraordinaire du surréalisme». Il la rencontra en 1942 dans son studio new-yorkais, vit son tableau «Birthday», un autoportrait mystérieux et sombre, et resta jouer aux échecs. Ces deux peintres partagèrent 34 années de vie d’artiste, de l’Arizona à la France, de Paris à la Touraine et en Provence. Sa disparition, le 31 janvier 2012 à New York, dans son sommeil à 101 ans passés, marque la fin d’une époque inouïe.

Dorothea Tanning, painter, muse, formed with Max Ernst « the most extraordinary pair of surrealism. » He met her in 1942 in his New York studio, saw her “Birthday” painting, a mysterious and dark self-portrait, and remained to play chess. These two painters shared 34 years of artistic life, from Arizona to France, from Paris to Touraine and Provence. Her disappearance on 31 January 2012 in New York, in her sleep at 101 years old, marks the end of an incredible era.

 

Leonor Fini (1)

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

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© Leonor Fini

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Leonor Fini

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© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

© Leonor Fini

Leonor Fini

© Leonor Fini

Portrait Leonor Fini periode os décompositionLeonor Fini est considérée comme l’une des plus importantes femmes artistes du milieu du XXe siècle, avec Leonora Carrington, Frida Kahlo, Meret Oppenheim, Remedios Varo et Dorothea Tanning – que Fini connaissait bien, pour la plupart. Sa carrière, qui a duré près de six décennies, inclut la peinture, le graphisme, l’illustration de livre, le design (la célèbre bouteille de parfum en forme de torse pour «Shocking» de Schiaparelli), des décors et des costumes pour le théâtre, le ballet, l’opéra et le cinéma.

Leonor Fini is considered one of the most important women artists of the mid-twentieth century, along with Leonora Carrington, Frida Kahlo, Meret Oppenheim, Remedios Varo, and Dorothea Tanning – most of whom Fini knew well. Her career, which spanned some six decades, included painting, graphic design, book illustration, product design (the renowned torso-shaped perfume bottle for Schiaparelli’s Shocking), and set and costume design for theatre, ballet, opera, and film.

Félix Labisse

Félix Labisse

Je viens de retrouver un petit conte que j’ai écrit lorsque j’étais enfant (sans doute entre 11 et 13 ans), s’inspirant d’un tableau de Félix Labisse. J’avais trouvé la reproduction de ce tableau qui me fascinait complètement dans l’encyclopédie en fascicules Alpha, que mon père m’autorisait à découper pour mes travaux scolaires.

 

La fenêtre mystérieuse

Dans un grand château d’Écosse vivait Élisabeth, une petite fille très rêveuse. L’automne, elle aimait passer ses après-midis à regarder le paysage du domaine de son père à travers les grandes fenêtres de la bibliothèque, recouvertes d’épais rideaux de velours bleu. Elle s’ennuyait beaucoup parfois, car son père lui avait interdit de sortir du château depuis des semaines, à cause d’une bête féroce et affamée, un loup sans doute, qui rôdait dans les parages.

Un jour qu’elle était comme d’habitude installée devant la fenêtre, Élisabeth vit soudain une étrange et très belle dame sortir de derrière les rideaux !

-«Qui êtes-vous ? » demanda Élisabeth fascinée.

-«Je suis le fantôme du château» dit la dame. «Un jour que j’étais poursuivie par un loup, j’ai sauté dans cette fenêtre pour me réfugier dans la bibliothèque, mais le verre cassé me blessa mortellement. Le loup me suivi et se tua lui aussi. Depuis, nous hantons le château et le domaine, à l’automne, à chaque cent ans.»

-«C’est terrible ! » dit Élisabeth, qui avait tout à coup froid dans le dos.

-«Oui mais nous ne voulons faire de mal à personne, nous cherchons simplement quelqu’un pour nous délivrer de notre état de fantôme. Toi, Élisabeth, voudrais-tu nous aider ?»

Courageuse Élisabeth répondit «oui !»

-«Alors va décrocher mon petit portrait dans le hall, celui près de l’escalier, et jette-le par cette fenêtre en brisant la vitre, c’est le seul moyen de nous délivrer à jamais de ce mauvais sort.»

Élisabeth, qui eut peur d’être grondée par son père si elle brisait une fenêtre, finit par quand même se décider et exécuta l’ordre de la dame. Comme par magie, le verre cassé de la fenêtre se recolla aussitôt et le portrait de la dame disparu en touchant le sol. Le château ne fut plus jamais hanté, mais seule Élisabeth savait pourquoi !

Louise Sanfaçon

Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

© Eduardo Naranjo

Extrêmement imaginatif et superbement doué pour les arts depuis sa plus tendre enfance, Eduardo Naranjo (né en 1944 à Monesterio, Badajoz, Espagne) mérite bien d’être considéré aujourd’hui comme l’ambassadeur le plus remarquable du réalisme onirique magique. Toujours fidèle à la vérité poétique et la beauté, après son exposition retentissante à la Galerie Biosca, les figures importantes du monde culturel ont désigné en 1979 Naranjo «Meilleur artiste de l’année» dans le magazine d’art espagnol B et N. En 1993, son exposition rétrospective au Centro Cultural de la Villa de Madrid (Plaza de Colón) a été visitée par près de deux cent cinquante mille personnes de nationalités différentes.

Extremely imaginative and superbly endowed for the arts at a very early age, Eduardo Naranjo (born 1944 in Monesterio, Badajoz, Spain) well deserves to be considered today’s   most outstanding ambassador of magic oneiric Realism. Always faithful to poetic truth and beauty, in 1979, after his resounding show at the Biosca Gallery, important figures of the cultural world voted Naranjo   « Best Artist of the Year in the Spanish Art magazine B and N » and, in 1993, his Retrospective Exhibition in Madrid’s Centro Cultural de la Villa (Plaza de Colón) was visited by nearly two hundred and fifty thousand people of varying nationalities.

Leonor Fini & Maria Casares

Leonor Fini & Maria Casares

Leonor Fini & Maria Casares

Leonor Fini & Maria Casares

Leonor Fini & Maria Casares

Leonor Fini & Maria Casares

Leonor Fini & Maria Casares

© Leonor Fini

© Leonor Fini

Leonor en train de peindreLeonor Fini est considérée comme l’une des plus importantes femmes artistes du milieu du XXe siècle, avec Leonora Carrington, Frida Kahlo, Meret Oppenheim, Remedios Varo et Dorothea Tanning – que Fini connaissait bien, pour la plupart. Sa carrière, qui a duré près de six décennies, inclut la peinture, le graphisme, l’illustration de livre, le design (la célèbre bouteille de parfum en forme de torse pour «Shocking» de Schiaparelli), des décors et des costumes pour le théâtre, le ballet, l’opéra et le cinéma. C’est dans ce milieu des arts de la scène qu’elle rencontra la tragédienne Maria Casares, dont elle fit le portrait en 1955.

Leonor Fini is considered one of the most important women artists of the mid-twentieth century, along with Leonora Carrington, Frida Kahlo, Meret Oppenheim, Remedios Varo, and Dorothea Tanning – most of whom Fini knew well. Her career, which spanned some six decades, included painting, graphic design, book illustration, product design (the renowned torso-shaped perfume bottle for Schiaparelli’s Shocking), and set and costume design for theatre, ballet, opera, and film. It is in this context of the performing arts that she met the actress Maria Casares, which she painted the portrait in 1955.

John Atkinson Grimshaw (2)

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

John Atkinson Grimshaw

 

John Atkinson Grimshaw portrait NBJohn Atkinson Grimshaw (6 septembre 1836 – 13 octobre 1893) est un peintre de l’époque victorienne, remarquable et imaginatif, surtout connu pour ses paysages bucoliques et urbains. John Atkinson Grimshaw est né dans la ville de Leeds, dans le Yorkshire de l’Ouest en Angleterre. En 1861, au grand dam de ses parents, il abandonne son emploi au Great Northern Railway, pour commencer une carrière artistique. Il commence à exposer en 1862, aidé par la Leeds Philosophical and Literary Society, présentant des peintures où figurent principalement des oiseaux, des fruits et des fleurs. Grimshaw est tout d’abord influencé par les peintres préraphaélites. Par la suite, il peint des paysages saisonniers, ou sous un temps particulier. Dans les années 1880, Grimshaw représente principalement des scènes urbaines au clair de lune, sur les docks de Londres, Leeds, Liverpool ou Glasgow. Il conserve à cette fin un studio à Chelsea. Ses peintures dépeignent le monde victorien, tout en évitant de représenter la réalité assez triste des villes industrielles. Grimshaw est mort le 13 octobre 1893, et a été enterré au cimetière de Woodhouse, un quartier résidentiel de Leeds. Il est resté connu pour ses paysages urbains ; n’ayant pas laissé de lettres, coupures de presse ou notes, il reste difficile de connaître sa pensée. Il y a eu un regain d’intérêt pour ses œuvres dans la seconde moitié du XXe siècle.

John Atkinson Grimshaw (6 September 1836 – 13 October 1893) was a Victorian-era artist, a « remarkable and imaginative painter«  known for his city night-scenes and landscapes. John Atkinson Grimshaw was born in Leeds. In 1861, at the age of 24, to the dismay of his parents, he left his job as a clerk for the Great Northern Railway to become a painter. He first exhibited in 1862, mostly paintings of birds, fruit and blossom, under the patronage of the Leeds Philosophical and Literary Society. Grimshaw’s primary influence was the Pre-Raphaelites. True to the Pre-Raphaelite style, he created landscapes of accurate colour, lighting, vivid detail and realism. He painted landscapes that typified seasons or a type of weather; city and suburban street scenes and moonlit views of the docks in London, Leeds, Liverpool, and Glasgow also figured largely in his art. His careful painting and skill in lighting effects meant that he captured both the appearance and the mood of a scene in minute detail. His « paintings of dampened gas-lit streets and misty waterfronts conveyed an eerie warmth as well as alienation in the urban scene. In the 1880s, Grimshaw maintained a London studio in Chelsea. Grimshaw’s paintings depicted the contemporary world but eschewed the dirty and depressing aspects of industrial towns. Grimshaw left behind no letters, journals, or papers; scholars and critics have little material on which to base their understanding of his life and career. Grimshaw died 13 October 1893, and is buried in Woodhouse Hill Cemetery, Hunslet, Leeds. His reputation rested on, and his legacy is based on, his townscapes.

Le paysagiste

ONF, Jacques Drouin, 1976

Une animation puissante réalisée avec l’écran d’épingles d’Alexeieff-Parker convie le spectateur à un voyage dans le subconscient. / Powerful animation created with Parker Alexeieff pins screen invites the viewer on a journey into the subconscious.

Heather Horton

© Heather Horton - http://heatherhorton.com/

© Heather Horton – http://heatherhorton.com/

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© Heather Horton – http://heatherhorton.com/

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© Heather Horton – http://heatherhorton.com/

Portrait Heather HortonHeather Horton est née et a grandi à Burlington, Ontario, Canada. Elle a fréquenté l’Université McMaster, où elle a reçu un baccalauréat ès arts en littérature anglaise. Elle fut ensuite diplômée du très respecté programme en Illustration du Collège Sheridan. Elle poursuit sa passion pour la peinture depuis.

Heather Horton was born and raised in Burlington, Ontario, Canada. She attended McMaster University where she received a Bachelor of Arts in English Literature. She then went on graduate from the well-respected Interpretive Illustration program at Sheridan College. She has pursued her passion for painting ever since.

Bijoux «œil d’amour» / “Lover’s eye”

Œil d'amour / Lover's Eye

Œil d’amour / Lover’s Eye

Au XVIIIe et XIXe siècles, quelques riches amoureux anglais et européens ont échangé des bijoux particulièrement énigmatiques et rares, appelés «l’œil d’amour». Il s’agit de peintures miniatures serties dans des broches, des médaillons, des bagues ou des bracelets. Ces gages d’amour furent si clandestins qu’encore aujourd’hui, dans la majorité des cas, il est impossible d’identifier les personnes représentées dans ces délicates aquarelles sur ivoire. Les experts affirment qu’il ne reste aujourd’hui dans le monde que quelques centaines d’exemplaires de ces bijoux.

Œil d'amour / Lover's Eye

Œil d’amour / Lover’s Eye

L’histoire des bijoux «œil d’amour» trouverait son origine au XVIIIe siècle, lorsque le prince de Galles (le futur George IV) devint secrètement amoureux d’une veuve catholique, Marie Fitzherbert. Au début, les tentatives du futur roi pour courtiser sa belle et la demander en mariage connurent un échec cuisant. Maria s’enfuit en Europe afin d’échapper à George, mais l’amoureux transit n’abandonna pas pour autant sa cour pressante. Le 3 novembre 1785, le prince écrivit à Maria avec une deuxième proposition de mariage. Mais plutôt que d’y joindre une alliance, il envoya à sa bien-aimée une peinture représentant l’un de ses yeux, réalisée par le célèbre miniaturiste Richard Cosway, sertie dans un médaillon. On ne sait pas si c’est la lettre ou le bijou qui réussit à convaincre Maria d’épouser le Prince. Quoi qu’il en soit, peu de temps après, elle retourna en Angleterre et leur mariage fut célébré secrètement le 15 décembre 1785. Très vite, les miniatures représentant l’œil d’un bien-aimé devinrent populaires à la cour du roi, puis dans toute l’Europe. Selon la légende, ce fut cet épisode entre George et Maria qui en créèrent l’engouement, jusqu’au règne de la Reine Victoria.

Œil d'amour / Lover's Eye

Œil d’amour / Lover’s Eye

Ces bijoux «œil d’amour» furent réalisés par des miniaturistes, ou des portraitistes spécialisés dans les œuvres de petit format. Dans ce cas, ils se concentraient uniquement sur l’un des yeux, surmonté parfois d’un sourcil ou d’une boucle de cheveux, encadré parfois par un favori ou l’ossature du nez. Ces détails pouvaient donner quelques indices sur la personne qui servie de modèle, sans jamais en révéler l’identité. La plupart du temps, un contour flou encadrait l’image, accentuant son mystère.

Œil d'amour / Lover's Eye

Œil d’amour / Lover’s Eye

Ces antiquités devenant de plus en plus populaires aujourd’hui chez les collectionneurs, un certain nombre de faux circulent sur le marché. Par ailleurs, certains artistes actuels réinterprètent ce thème dans leur œuvre picturale, comme Tabitha Vevers ou Fatima Ronquillo.

Œil d'amour / Lover's Eye

Œil d’amour / Lover’s Eye

In the 18th and 19th centuries, wealthy British and European lovers exchanged particularly enigmatic and rare “eye miniatures” jewelry. They were small paintings set into brooches, lockets, rings or bracelets. These love tokens made of delicate watercolors on ivory were so clandestine that, even now, in the majority of cases, it is impossible to identify their recipients or the people they depict. Experts believe that there are fewer than 1,000 “lover’s eyes” in existence today.

Œil d'amour / Lover's Eye

Œil d’amour / Lover’s Eye

The story of lover’s eyes goes back to the end of the 18th century, when the prince of Wales — who later became George IV — became smitten with a twice-widowed Catholic woman named Maria Fitzherbert. He courted Maria Fitzherbert rather unsuccessfully at first. Fitzherbert fled to the Continent, trying to escape George’s attention, but he didn’t give up. On Nov. 3, 1785, the prince wrote to Mrs. Fitzherbert with a second proposal of marriage. Instead of sending an engagement ring, as we might expect today, he sent her a picture of his own eye, set in a locket, painted by the miniaturist Richard Cosway, one of the celebrated artists of the day. It’s not known whether it was the letter or the eye that changed Mrs. Fitzherbert’s feelings precisely, but shortly after that, she returned to England and married the prince in a secret ceremony on Dec. 15, 1785. Soon, the fad for these eye miniatures began to catch on at the King’s court, and then In Europe. So this episode is, according to legend, the genesis of the eye miniature, and the craze lasted until the reign of Queen Victoria.

Œil d'amour / Lover's Eye

Œil d’amour / Lover’s Eye

The images were painted by miniaturists, portrait painters who specialized in small, detailed images. In this case they focused on only the eye, often represented with eyebrow and lashes. A wisp of hair, the suggestion of sideburn or the bridge of a nose would hint at the owner’s identity but never reveal it. A border of clouds frequently encircled the image, further accentuating the mystery surrounding it.

These antiques are becoming increasingly popular today among collectors, consequently, a number of false are circulating on the market. Besides that, some artists reinterpret this theme in their pictorial work, as Tabitha Vevers or Fatima Ronquillo.

© Fatima Ronquillo

© Fatima Ronquillo

Source : Salon, Antique Roadshow

Charlotte Salomon

«Il lui fallait se soustraire du monde pour quelques temps, et pour cela consentir à tous les sacrifices, afin de recréer son propre univers depuis les profondeurs de son être.» / « She had to disappear from the world for a while, and sacrifice everything to recreate herself from the depths of her being. »

Charlotte Salomon

Charlotte Salomon

Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

© Desiree Dolron

Desiree-Dolron-yishuzs-1[1]Desiree Dolron est une photographe néerlandaise. Elle est l’une des principales représentantes de la photographie contemporaine. Née aux Pays-Bas en 1963, Desiree Dolron se fait d’abord connaitre par sa série «Exaltation» (1991-1999), un photoreportage sur les rites religieux dans le monde. Elle réalise plus tard la série «Xteriors» (2001-2006) qui la rend célèbre internationalement. Cette série est connue pour ses portraits mystérieux inspirés de la tradition picturale flamande. Elle réalise en 2010 une série de photographies pour la campagne publicitaire «Savoir faire » de Louis Vuitton. Les photographies de Desiree Dolron sont traitées numériquement et tirées en grand format.

Desiree Dolron is a Dutch photographer. She is one of the main representatives of contemporary photography. Born in the Netherlands in 1963, Desiree Dolron was first known by her series « Exaltation » (1991-1999), a photo essay on the religious rites in the world. She later realizes the series « Xteriors » (2001-2006) which makes her internationally famous. This series is known for its mysterious portraits inspired by Flemish painting tradition. She realizes in 2010 a series of photographs for the advertising campaign « Know-how » of Louis Vuitton. Desiree Dolron’s photographs are digitally processed and printed in large format.

Animer «La Joconde» de Léonard de Vinci

© Living Joconde - http://livingjoconde.fr/

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Le tableau «La Joconde» de Léonard de Vinci fut une révolution à son époque (c1503-1506), aussi bien par l’expérimentation de différentes techniques picturales, que par la manière dont il installe sa relation au public. L’enjeu principal du projet de Léonard de Vinci était de représenter au mieux possible une personne « vivante », présente donc « ici et maintenant » dans la même réalité que son spectateur. Le tableau de Léonard de Vinci fonctionne donc sur la base d’une combinaison de nombreux paradoxes et ambiguïtés visuelles,  donnant au personnage une force dynamique.

Le projet visant à créer un tableau vivant de cette œuvre de Vinci, «La Living Joconde», fut initié en France par Florent Aziosmanoff et mené par l’IIM (Institut de l’internet et du multimédia) en partenariat avec l’École de design Strate. Il poursuit les mêmes pistes que Léonard de Vinci, en investissant cette fois les plus actuelles de nos technologies numériques et en réinventant la relation entre une œuvre d’art et son public. Ainsi, tableau numérique, application pour téléphone intelligent et bijou (camée) sont reliés grâce au «nuage» et interagissent avec le spectateur. Chacune des «Living Joconde» (bijou, téléphone intelligent ou tableau) vit une relation personnelle avec son entourage, mais elles sont toutes reliées à une « méta Living Joconde », vaste intelligence artificielle située dans le nuage, échangeant des éléments de leurs expériences respectives. Ainsi, toutes les «Living Joconde» se trouvent-elles pour partie partageant leur système existentiel.

© Living Joconde - http://livingjoconde.fr/

© Living Joconde – http://livingjoconde.fr/

Lorsque le spectateur n’est pas en relation directe avec «La Living Joconde», celle-ci a l’esprit occupé ailleurs, se présentant de profil, perdue dans ses pensées. Lorsque le spectateur se présente à elle, elle vient l’accueillir, de manière posée, lui offrant son sourire légèrement interrogatif. Une présence prolongée du spectateur, manifestant une qualité d’engagement, lui fait accéder à un état plus intense de félicitée. Si «La Living Joconde» est confrontée en revanche à une situation qui ne lui plait pas, elle peut s’assombrir et se détourner. Ce qui lui déplait peut être une grande agitation de celui qui porte le bijou ou des personnes alentours. Cela peut être également une sur-sollicitation de la part de son spectateur, notamment via les écrans tactiles du camée ou du téléphone intelligent.

Pour en savoir plus :

Site web officiel de «La Living Joconde»

Vidéo de «La Living Joconde» présentée à l’événement Futur en Seine 2015

Ray Caesar (2)

© Ray Caesar - http://www.raycaesar.com/

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Petit Portrait Ray Caesar 2 tableauRay Caesar est né en 1958 à Londres. Alors qu’il n’était encore qu’un enfant, sa famille déménage à Toronto, au Canada, où il réside actuellement. De 1977 à 1980, il a fréquenté le Ontario College of Art, suivi par 17 années (1980 à 1996) de travail au département d’art et de photographie de l’hôpital pour enfant malade de Toronto, en documentant des cas troublants de maltraitance d’enfants, de reconstructions chirurgicales, de psychologie et de recherches sur les animaux. Jumelées à l’influence des peintres surréalistes Frida Kahlo et Salvador Dali, les expériences de Caesar à l’hôpital continuent à influencer son art. Son imagerie envoûtante est créée numériquement, en utilisant un logiciel de modélisation 3D appelé Maya, maîtrisé lorsqu’il travaillait dans le domaine de l’animation numérique pour la télévision et le cinéma, de 1998 à 2001.

Ray Caesar was born in 1958 in London. At an early age, his family moved to Toronto, Canada, where he currently resides. From 1977—1980 he attended Ontario College of Art, followed by 17 years from 1980—1996 working in the art & photography department of the Hospital For Sick Children in Toronto, documenting disturbing cases of child abuse, surgical reconstruction, psychology, and animal research. Coupled with inspiration from surrealists painters Frida Kahlo and Salvador Dali, Caesar’s experiences at the hospital continue to influence his artwork. His haunting imagery is created digitally using 3D modeling software called Maya, mastered while working in digital animation for television and film industries from 1998—2001.